Jean-Noël Onfield, rédacteur en chef de Route Actualité

Pour la première fois depuis la création d’Interoute & Ville, Paris accueille l’évènement spécialiste des infrastructures routières. Une filière experte et innovante, qui s’est pleinement engagée pour la transition énergétique et se mobilise en afin de préserver un patrimoine remarquable.

"Pour la première fois depuis la création d’Interoute&Ville (lien vers https://www.interoute-ville.com), Paris accueille l’évènement spécialiste des infrastructures routières. Une filière experte et innovante, qui s’est pleinement engagée pour la transition énergétique et se mobilise en afin de préserver un patrimoine remarquable.

Le salon est le miroir des différentes tendances qui animent la profession à chaque étape d’un projet routier. Des enjeux abordés par le congrès de l’Institut des routes, des rues et des infrastructures de mobilité (Idrrim), organisé pour la troisième fois consécutive, en synergie avec Interoute & Ville.

Avec la problématique de la transition énergétique en fil blanc, enjeu sociétal capital qui conditionne les mobilités du futur et appelle de nouvelles réponses pour relever le défi qui est posé à la  communauté technique routière, le salon permettra de découvrir les développements les plus récents. Route de cinquième génération ou intelligente, infrastructure connectée, route productrice d’énergie, mais aussi route adaptée au changement climatique comptent parmi les principales tendances technologues qui orientent les travaux de R&D de la filière. Toutes ces innovations implémentées par la digitalisation, vont révolutionner le monde des infrastructures routières et autoroutières sont à découvrir à Interoute & Ville 2016. Rendez-vous Porte de Versailles."

Jean-Noël Onfield

Infrastructures routières

Un actif à préserver et à valoriser

2 000 milliards d’euros. Telle est la valeur estimée du million de kilomètres que compte le réseau routier français. Ce patrimoine est constitué pour l’essentiel de voiries urbaines et de routes départementales : respectivement 630 000 km et 370 000 km, contre 11 000 km d’autoroutes concédées et non concédées pour seulement 10 000 km de routes nationales. Ce même patrimoine, qui assure plus de 88% des déplacements des personnes et autant pour les marchandises, concourt à l’attractivité et à l’efficacité économique de la France.

Pour converser ses performances et sa qualité de service durablement, il doit faire l’objet d’investissement tout au long de son cours de vie avant de bénéficier d’une reconstruction en fin de vie. De fait, tout sous-investissement ponctuel ou plus prolongé, constitue une menace. La valeur de l’actif est dépréciée. Le risque de voir les dépenses d’entretien courant se transformer en opérations palliatives indispensable au maintien du niveau de service existe. Une telle augmentation des dépenses, qui s’apparente à une charge d’intérêt versée sur une dette grise, car invisible. Le risque est d’autant plus grand que les infrastructures se prêtent, par nature, à ce type de mécanisme. Ceci pour deux raisons principales :

-les routes constituent des objets techniques complexes, dont l’appréhension de l’état et de l’évolution apparaît abstraite aux décideurs publics chargés des arbitrages budgétaires finaux.

-du fait de l’effet dette grise, les conséquences sur le service rendu ne sont visibles que lorsque la situation est déjà très dégradée.

Usagers comme décideurs publics, qu’ils soient représentant de l’Etat ou élus, doivent avoir conscience de la nécessaire préservation de ce patrimoine commun, au regard des enjeux économiques, techniques et sociétaux qu’il représente. 

Des techniques et procédés innovants à diffuser

Conformément à la convention d’engagement volontaire, la profession s’est fixée des objectifs en matière d’environnement. Réduction des émissions de gaz à effet de serre et préservation des ressources non renouvelables orientent les actions des industriels.

A la clé, de multiples innovation dans le domaine des enrobés à température abaissée, des techniques à froid, de la valorisation et du réemploi des matériaux routiers tendant le multi-recyclage des chaussées. Les contraintes budgétaires ont conduit à repenser la construction et l’entretien routier avec des techniques moins coûteuses, plus économes en ressources et plus sécurisantes pour les personnels de chantiers comme pour les riverains. 

Parallèlement à cette pratique plus vertueuse dans le domaine de la construction et de la maintenance, l’avènement de la révolution digitale ouvre la voie à la route automatisée à même de procéder à sa maintenance, à son auto-diagnostique et à communiquer avec son environnement.

Cet écosystème routier innovant, préfigure la route connectée et porteuse de nouvelles fonctionnalités. Une évolution radicale qui impacte tous les acteurs des infrastructures, depuis la phase conception/construction, préservation/exploitation et jusqu’à la phase équipement, à découvrir à Interoute&Ville.

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